26/02/2008

Un puits dans les étoiles

puits dans les étoiles


Le Grand Vaisseau, aussi vaste que Jupiter, a longtemps voyagé autour de notre galaxie, en abritant dans ses flancs immenses des milliards d'êtres vivants de toutes origines qui vivaient sous la responsabilité de capitaines quasi immortels.

Mais cette époque est finie, après une révolte d'une partie des passagers, l'immense paquebot a changé de direction. Il fonce maintenant vers une gigantesque région de l'espace où la lumière ne brille jamais, l'Encrier, aussi sombre que de l'encre.

Pendant que les capitaines s'efforcent de réparer la carapce, le vaisseau s'enfonce peu à peu dans les ténèbres. Là, dans le vide, se cache la plus grande menace que les passagers aient jamais connue, car la vie peut prendre des formes bien mystérieuse.

Bon rendez-vous avec Robert Reed, un des grands auteurs de science fiction américains!

La critique complète en lien photo.

20/02/2008

Un rêve américain

normanmailer


Un des enfants prodigues et terribles de la littérature s'est éteint en novembre dernier. Il s'appellait Norman Mailler. Après une soixantaine d'années de services dans le domaine de l'écriture, il venait tout juste de nous livrer un de ses ouvrages polémiques dont il avait le secret : Un chateau en forêt, un roman noir, sombre, diabolique rapportant l'enfance de celui qui a fait trembler le monde entier.

En hommage à ce grand écrivain, je vous propose de le retrouver dans un de ces premiers ouvrages : Un rêve Américain.

L'histoire de Stephen Rojack, un ancien soldat, un ex sénateur, professeur et présentateur TV a fini par tuer sa riche mais diabolique héritière d'épouse.

Folie, alcool, violence, pouvoir, mysticisme, suicide, racisme, guerre... à travers, la lutte pour s'en sortir de Rojack revisitez sous la plume de Mailler le mythe de l'American Way of life.

Critique complète en lien photo.

Bonne lecture

17/02/2008

Ils ont dit...

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Ils ont dit tant de choses! Ils, ce sont de grands hommes, des poètes, des musiciens, des chanteurs, des artistes d'hier et d'aujourd'hui. Ils ce sont  aussi des politiciens, des hommes du mondes, des philosophes, des utopistes. Enfin, Ils, c'étaient une kyrielle de scientifiques, savants, chercheurs.

Au quatre coins du globe, ils se sont exprimés, parfois à propos de choses simples, de détails, souvent à propos du monde et de l'humanité.

Pour retrouver quelques unes de leurs idées, quelques phrases prononcées de ci, de là, rejoignez Côté-citation. Chaque jour, une nouvelle maxime y est publiée.

Bonne lecture.

Côté-citation: lien photo

15/02/2008

L'empire des Anges

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Bernard Werber semble être partout à la fois ces derniers temps. Théâtres, cinéma, littérature, il enchaine les succès méritant donc bien un petit monopole sur ce site.

Suite des Thanatonautes, l'Empire des Anges est une étape essentielle avant de s'attaquer au consistant cycle des dieux.

Encore une fois, Werber part analyser notre société en la plaçant cette fois du point de vue des anges, des êtres de conscience supérieure censés nous aider et nous guider pour évoluer.

Mais, si la philosophie et le questionnement constituent un objectif du récit ce sera mal récompenser l'auteur de le résumer à un petit philosophe. Werber est avant tout un artiste brillant créateur de récits et d'aventures incroyables et ne lésinant pas sur les rébondissements et les effets spéciaux.

Fans de rêve, de magie, d'aventures et d'idées, bonne lecture!

Critique complète en lien photo

12/02/2008

Le Prestige

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Aujourd'hui, je vous ai trouvé un livre un petit peu particulier, mélange savant de réalisme, science-fiction et de fantastique. Il s'agit du splendide "Le Prestige" de Christopher Priest.

Cette fois-ci, laissez-vous entrainez dans le Londres de la fin du XIXè siècle, une capitale industrielle grouillante de monde et d'activiter. Dans le dédale des rues, à travers des tavernes miteuses jusque dans les plus belle salles de spectacle suivez le parcours des deux plus grands illusionnistes de leur époque Alfred Borden et Robert Angier. Suivez leur course à la gloire, voyez le combat qu'ils se livrent et tremblez devant leur détermination, la haine qui les lie. Bientôt. Bientôt, vous comprendrez jusqu'où ils sont prêts à aller, ce qu'ils sont prêts à sacrifier, quelles limites ils sont prêts à franchir...

Un livre éblouissant tant sur la qualité de l'histoire que par la plume magique de l'auteur!

Bonne lecture.

Critique complète du livre en lien photo

09/02/2008

Scène de crime : culture

Crime scene

Je suis assis là dans mon fauteuil de bureau. Minuit A sonné depuis plusieurs minutes à la tour de l'église. L'écran de mon ordinateur scintille projettant une lueur diaphane dans l'atmosphère. Le sommeil monte, je travaille depuis plusieurs heures sur les quelques lignes d'un texte que je dois présenter demain, une discussion sur le principe de citoyenneté, son évolution, ses idées, ses penseurs...

Je suis content de ce que j'ai écrit. Je l'étais dès le premier jet. Si je suis encore cloué sur mon siège, ce n'est pas par perfectionisme. Je n'aime pas faire trop de retouches, j'aime ce qui encore brut, ce qui vient du coeur et de l'âme. Non, ce n'est pas pour corriger que je suis encore debout.  Si je suis encore là, c'est à cause d'une phrase que m'a glissé un ami en discutant, sans faire exprès, presque par mégarde.

Il m'a dit : "Tu sais, je crois que de nos jours, penser, réaliser, mener ou pousser à la Culture est devenu un crime sévèrement puni et très, très mal vu"

 

06/02/2008

Le secret de mon grand-père

porte

 

Le secret de mon grand-père

 

Vous savez, c’était un petit peu l’antre du dragon, le repère des méchants, la porte des enfers. J’étais tout petit et mon grand-père m’en avait interdit l’accès.

-Tu pourras y entrer quand tu seras plus grand, disait-il.

Plus grand, j’avais cinq ans, je ne connaissais pas la peur et j’étais prêt à affronter toutes les aventures qui pouvaient s’y cacher.

Ce « y » c’était sa pièce, sa demeure, sa cachette. A l’étage, hors d’atteinte, coincé entre sa chambre et la salle de billard, c’était là que dérivaient tous mes rêves.

Puisqu’il ne voulait pas que j’y entre, c’est qu’il y avait du danger. Puisqu’il y avait du danger, il y avait un défi.

Je crois que je suis quelqu’un d’orgueilleux. On m’a plus souvent dit que j’étais égocentrique mais je pense que c’est bien par l’orgueil que je pêche et que je pêchais déjà alors.

Et mon orgueil qui se débattait comme un singe en cage ne cessait de me répéter qu’il était absurde que je ne puisse pas me glisser dans cet univers interdit, si lointain et si proche.

Me jugeait-on indigne, faible ou trop peureux pour affronter les monstres qui y étaient enfouis ?

La colère bouillait en moi dès que je voyais mon grand-père gravir les escaliers en milieu d’après-midi. Il partait encore sans moi.

J’ai tout essayer pourtant. Au début, j’essayais de le convaincre qu’il pourrait avoir besoin de moi, qu’on avait toujours besoin d’un plus petit que soi (c’est la maîtresse qui me l’avait appris).

Mais sitôt que les mots quittaient ma bouche, il souriait tendrement sans dire mot. Il me regardait avec les yeux de celui qui savait. J’avais l’impression désagréable qu’il s’amusait de mon courage, ce ma volonté et de mon ignorance quant à son univers.

-Patience, me disait-il.

Et il poursuivait sa route. Il ne se retournait pas mais je sentais bien qu’il gardait son sourire accroché au visage.

Au début, je le suivais, j’essayais d’entrevoir ce qui se passait quand il ouvrait la porte.  Je n’ai jamais rien vu. Il faisait sombre, plutôt même, il faisait un noir absolu.

Je me souviens que quand j’étais petit, même si mon orgueil m’empêchait de me l’avouer, j’avais peur de cette obscurité si dense. Pour moi, le noir était quelque chose d’anormal, d’immorale et d’effrayant. Il me fallait de la clarté, de la lumière, des couleurs.

Longtemps, quand j’étais couché dans mon lit chez mon grand-père et parfois chez mes parents, je me souviens que je faisais des cauchemars en imaginant l’envers de la porte en chêne. Je me voyais tourner la poignée dorée et pousser lentement le bois. Je ne voyais toujours rien à l’intérieur et je me trouvais coincé entre le hall et le noir, prisonnier entre deux univers.

Je glissais un pied. J’attendais. Je posais l’autre. Quelques secondes s’écoulaient, mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine mais rien ne se passait.

Puisant un courage que j’ignorais, je faisais quelques pas à tâtons et soudain la porte se refermait derrière moi dans un claquement sinistre. J’étais prisonnier et je sentais le sol disparaître sous mes pieds tandis que le vide m’aspirait.

C’est toujours à cet instant que je me réveillais, couvert de sueur et tremblant.

Peur ? Bien sûr, j’avais peur. Je rêvais éveiller de rentrer là–dedans mais je sais aussi que même si j’avais mis la main sur les clés, je n’aurais sûrement pas eu la force d’affronter les démons qui hantaient cet endroit.

Les mois ont passé, les années. Ma curiosité restait intacte, de même que tous les arguments qui la réfrénaient.

Pourtant, un jour, en rentrant des cours. J’avais onze ans, trois mois et neuf jours, mon sac à dos plein de devoir de math et un livre de Jane Austen dans les mains –ça faisait à peu près deux ans que je n’arrêtais pas de lire ; à dire vrai, je dévorais bouquin sur bouquin.

Je déposai mes affaires sur la table de la salle à manger et parti prendre un jus d’orange dans la cuisine. J’avais les clés de la maison et comme c’était sur le chemin de l’école, je repassais à peu près tous les jours en attendant que les parents ne rentrent du travail.

Le temps d’avaler ma boisson, je vis mon grand-père penché sur mon exemplaire d’Orgueil et Préjugé.

Il avait son regard fatigué et sa chevelure décoiffée. C’était un signe qui ne mentait pas, il venait de sa pièce. Au début, je croyais que c’était parce qu’il se battait avec des monstres mais à cette époque, je ne croyais plus fort aux monstres. Cependant, il existait encore suffisamment d’idées disponibles pour satisfaire à l’imagination d’un enfant de mon âge.

Quand enfin, il remarqua ma présence, il me fit signe de le suivre.

Je ne posais aucune question jusqu’à ce que nous arrivions au premier étage.

Il s’approcha de la porte interdite. Mon esprit se battait, j’avais peur qu’en disant quelque chose, il ne fasse machine arrière, mais j’avais aussi besoin d’une confirmation.

-Est-ce que…

Il me fit oui de la tête, tourna la clé. Mon cœur battait la chamade. Il ouvrit. Il faisait noir. Toujours parfaitement noir. Il fit un pas en avant. Il était rentré. Une vieille crainte réveillée en un éclair me faisait m’attendre à ce qu’il soit aspiré mais il n’en était rien. Il leva son bras gauche, toucha quelque chose sur le mur et soudain, une douce lueur berça la pièce.

Et je sus enfin ce qu’il cachait depuis tout ce temps. C’était…

 

03/02/2008

Les thanatonautes

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Depuis Les Fourmis, il s'est imposé clairement comme un des auteurs français les plus en vogue mais aussi les plus exportés à l'étranger. Bernard Werber sortait il y a peu son dernier livre Le Mystère des Dieux (qui ne devrait pas tarder à attérir sur ce site) clôturant ainsi son cycle de l'évolution où il avait chercher à savoir ce qui existait après l'homme.

Début de ses pérégrinations philosophiques et première aventure de son célèbre héros, Michael Pinson, les Thanatonautes est un roman bijou pour tout ceux qui cherchent un peu plus qu'un rêve dans un roman, pour tous ceux qui se posent des questions, réfléchissent et aiment le débat d'idées.

D'ores et déjà bonne lecture et rendez-vous sur le lien photo pour la critique complète.

Bernard Werber, Les Thanatonautes, éd Albin Michel