03/02/2010

Le Procès, Franz Kafka

Le procès

 

 

 

Le Procès, Franz Kafka

 

Savez-vous quel est le livre le plus étrange qu’il m’aura été donné de lire ? Il s’agit du Procès de Franz Kafka. L’histoire apparemment simple d’un homme qui se réveille un jour avec deux hommes dans son appartement. Ces deux individus sont venus lui signifier qu’il était accusé et qu’il devrait bientôt en répondre lors d’un procès. Cet homme se nomme Joseph K. et selon lui, il est une erreur judiciaire, un accusé à tord.

Cette base est simple ou classique. J’emploie ces deux termes avec énormément de méfiance. Derrière ces mots, je n’essaie pas de dire que tout auteur qui parle de justice ou d’accusé à tord manque d’originalité ou se lance dans un lieu commun. Ce que j’entends par ici, c’est que ce n’est pas de ce fond que jaillit la magie de lire Kafka. La vraie source du bonheur chez cet auteur, c’est le cas dans la Métamorphose, ça l’est aussi dans le Procès, c’est cette impression que l’ouvrage a été écrit par un fou, que c’est un délire d’ivrogne ou l’illumination d’un fumeur d’opium. La notion de décalage, voici la marque de Kafka. Il écrit ces histoires dans un monde réel avec cependant un petit rien qui les rendent hallucinatoires. Depuis leur parution, elles ont faits les beaux jours des glosateurs. Ceux-ci se mettent en quête de métaphores, d’allégories, de toutes sortes de formes de style ou d’interprétations douteuses. Tous oublient que la meilleure manière de savourer Le Procès, c’est comme de se plonger dans un bain chaud. Il faut fermer les yeux, oublier le monde et se laisser entraîner par les sensations. Ainsi, si les aventures de Joseph K. vous désarçonnent, ne vous inquiétez pas et laissez-vous emporter.

 

 

27/01/2010

Larousse des Rois de France

Larousse Rois de France

Larousse des Rois de France

 

Férus d’histoire ? Larousse publie une Histoire des Rois de France. Un ouvrage qui à le don, tout en explorant la vie des grands monarques, de traverser le paysage historique du royaume très chrétien de Mérovée à Napoléon III. Découvrez comment a pu se construire la royauté ainsi que la manière dont, au fil des conquêtes ou grâce à une diplomatie bien menée, la France a gagné ses peu à peu ses frontières actuelles. Les crises, les conflits, les guerres, les alliances, les mariages, la religion, c’est ici que vous puiserez de quoi briller lors des soirées.

Ni trop savant, ni trop vulgaire, cet ouvrage s’adresse au commun des mortels. Riche en illustrations et bénéficiant de la finition soignée de Larousse, il représente un cadeau parfait à offrir ou à s’offrir.

Enfin, il est possible de le lire en parallèle avec une Histoire des Reines de France chez le même éditeur.

18/01/2010

Miguel de Cervantès, Don Quichotte

don_quichotte

Considéré souvent comme le premier roman européen, venez découvrir Don Quichotte de Miguel Cervantès.

 

DU BEAU SUCCÈS QUE LE VALEUREUX DON QUICHOTTE EUT EN L'ÉPOUVANTABLE ET JAMAIS IMAGINÉE AVENTURE DES MOULINS À VENT, AVEC D'AUTRES ÉVÉNEMENTS DIGNES D'HEUREUSE RESSOUVENANCE

     Là-dessus ils découvrirent trente ou quarante moulins à vent qu'il y a en cette plaine, et, dès que don Quichotte les vit, il dit à son écuyer: "La fortune conduit nos affaires mieux que nous n'eussions su désirer, car voilà, ami Sancho Pança, où se découvrent trente ou quelque peu plus de démesurés géants, avec lesquels je pense avoir combat et leur ôter la vie à tous, et de leurs dépouilles nous commencerons à nous enrichir : car c'est ici une bonne guerre, et c'est faire grand service à Dieu d'ôter une si mauvaise semence de dessus la face de la terre. —Quels géants ? dit Sancho. — Ceux que tu vois là, répondit son maître, aux longs bras, et d'aucuns les ont quelquefois de deux lieues. —Regardez, monsieur, répondit Sancho, que ceux qui paraissent là ne sont pas des géants, mais des moulins à vent et ce qui semble des bras sont les ailes, lesquelles, tournées par le vent, font mouvoir la pierre du moulin. —II paraît bien, répondit don Quichotte, que tu n'es pas fort versé en ce qui est des aventures : ce sont des géants, et, si tu as peur, ôte-toi de là et te mets en oraison, tandis que je vais entrer avec eux en une furieuse et inégale bataille. " Et, disant cela, il donna des éperons à son cheval Rossinante, sans s'amuser aux cris que son écuyer Sancho faisait, l'avertissant que sans aucun doute c'étaient des moulins à vent, et non pas des géants, qu'il allait attaquer. Mais il était tellement aheurté à cela que c'etaient des géants qu'il n'entendait pas les cris de son écuyer Sancho, ni ne s'apercevait pas de ce que c'était, encore qu'il en fut bien près, au contraire, il disait à haute voix : "Ne fuyez pas couardes et viles créatures, car c'est un seul chevalier qui vous attaque." Sur cela il se leva un peu de vent et les grandes ailes de ces moulins commencèrent à se mouvoir, ce que voyant don Quichotte, il dit: " Vous pourriez mouvoir pllus de bras que ceux du géant Briarée: vous allez me le payer " Et, disant cela, il se recommanda de tout son coeur a sa dame Dulcinée, lui demandant qu'elle le secourut en ce danger, puis, bien couvert de sa rondache, et la lance en l'arrêt, il accourut, au grand galop de Rossinante, donner dans le premier moulin qui était devant lui, et lui porta un coup de lance en l'aile : le vent la fit tourner avec une telle violence qu'elle mit la lance en pièces, emmenant apres soi le cheval et le chevalier, qui s'en furent rouler un bon espace parmi la plaine.

 

12/05/2009

Chateaubriand, Atala, René, Le dernier des Abencerage

atala

 

 

  Lorsque Boabdil, dernier roi de Grenade, fut obligé d'abandonner le royaume de ses pères, il s'arrêta au sommet du mont Padul. De ce lieu élevé on découvrait la mer où l'infortuné monarque allait s'embarquer pour l'Afrique ; on apercevait aussi Grenade, la Véga et le Xénil, au bord duquel s'élevaient les tentes de Ferdinand et d'Isabelle. A la vue de ce beau pays et des cyprès qui marquaient encore çà et là les tombeaux des musulmans, Boabdil se prit à verser des larmes. La sultane Aïxa, sa mère, qui l'accompagnait dans son exil avec les grands qui composaient jadis sa cour, lui dit :  " Pleure maintenant comme une femme un royaume que tu n'as pas su défendre comme un homme. " Ils descendirent de la montagne, et Grenade disparut à leurs yeux pour toujours.
Les Maures d'Espagne, qui partagèrent le sort de leur roi, se dispersèrent en Afrique. Les tribus des Zégris et des Gomèles s'établirent dans le royaume de Fez, dont elles tiraient leur origine. Les Vanégas et les Alabès s'arrêtèrent sur la côte, depuis Oran jusqu'à Alger ; enfin les Abencérages se fixèrent dans les environs de Tunis. Ils formèrent, à la vue des ruines de Carthage, une colonie que l'on distingue encore aujourd'hui des Maures d'Afrique, par l'élégance de ses mœurs et la douceur de ses lois.
Ces familles portèrent dans leur patrie nouvelle le souvenir de leur ancienne patrie. Le Paradis de Grenade vivait toujours dans leur mémoire, les mères en redisaient le nom aux enfants qui suçaient encore la mamelle. Elles les berçaient avec les romances des Zégris et des Abencérages. Tous les cinq jours on priait dans la mosquée, en se tournant vers Grenade. On invoquait Allah, afin qu'il rendît à ses élus cette terre de délices. En vain le pays des Lotophages offrait aux exilés ses fruits, ses eaux, sa verdure, son brillant soleil ; loin des Tours vermeilles, il n'y avait ni fruits agréables, ni fontaines limpides, ni fraîche verdure, ni soleil digne d'être regardé. Si l'on montrait à quelque banni les plaines de la Bagrada, il secouait la tête et s'écriait en soupirant :  " Grenade ! "
Les Abencérages surtout conservaient le plus tendre et le plus fidèle souvenir de la patrie. Ils avaient quitté avec un mortel regret le théâtre de leur gloire, et les bords qu'ils firent si souvent retentir de ce cri d'armes :  " Honneur et Amour. " Ne pouvant plus lever la lance dans les déserts, ni se couvrir du casque dans une colonie de laboureurs, ils s'étaient consacrés à l'étude des simples, profession estimée chez les Arabes à l'égal du métier des armes. Ainsi cette race de guerriers qui jadis faisait des blessures s'occupait maintenant de l'art de les guérir. En cela elle avait retenu quelque chose de son premier génie, car les chevaliers pansaient souvent eux-mêmes les plaies de l'ennemi qu'ils avaient abattu.
La cabane de cette famille, qui jadis eut des palais, n'était point placée dans le hameau des autres exilés, au pied de la montagne du Mamélife ; elle était bâtie parmi les débris mêmes de Carthage, au bord de la mer, dans l'endroit où saint Louis mourut sur la cendre, et où l'on voit aujourd'hui un ermitage mahométan. Aux murailles de la cabane étaient attachés des boucliers de peau de lion, qui portaient empreintes sur un champ d'azur deux figures de sauvages, brisant une ville avec une massue. Autour de cette devise on lisait ces mots :  " C'est peu de chose ", armes et devise des Abencérages. Des lances ornées de pennons blancs et bleus, des alburnos, des casaques de satin tailladé étaient rangés auprès des boucliers, et brillaient au milieu des cimeterres et des poignards. On voyait encore suspendus çà et là des gantelets, des mors enrichis de pierreries, de larges étriers d'argent, de longues épées dont le fourreau avait été brodé par les mains des princesses, et des éperons d'or que les Yseult, les Guenièvre, les Oriane, chaussèrent jadis à de vaillants chevaliers.

 

Envie de découvrir les oeuvres d'un des pères du romantisme français, monsieur le vicomte de Chateaubriand? Cliquez ici et suivez le guide.

 

Bonne lecture

Quentin

11/05/2009

L'amant

l_amant_

"Un jour,j'étais âgée déjà, dans le hall d'un lieu public, un homme est venu vers moi. Il s'est fait connaître et il m'a dit : 'Je vous connais depuis toujours. Tout le monde dit que vous étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu vous dire que pour moi je vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune,j'aime moins votre visage de jeune femme que celui que vous avez maintenant, dévasté. Je crois que c'est le plus beau compliment qu'on puisse faire à une femme. Mon visage dévasté remonte pourtant à il y a longtemps, en Indochine."

Extrait de Marguerite Duras, L'Amant.

Pour en savoir plus sur cette grande dame de la littérature française, ce petit livre prix Goncourt 1984, ce petit vase d'où s'évadent des millions d'émotions, cliquez ici, vous accéderez à la présentation de l'ouvrage.

28/04/2009

Zazie dans le métro

zazie-dans-le-metro-

Dans un coin de la pièce, Marceline avait installé une sorte de cabinet de toilette. Une table, une cuvette, un broc, tout comme si ç'avait été une cambrousse reculée. Comme ça Zazie serait pas dépaysée. Mais Zazie était dépassée. Elle pratiquait le bidet fixe vissé dans le plancher et connaissait, pour en avoir usé, mainte autre merveille de l'art sanitaire. Ecœurée par ce primitivisme, elle s'humecta, se tamponna un peu d'eau ici et là plus un coup de peigne un seul dans les cheveux.

Elle regarda dans la cour : il ne s'y passait rien. Dans l'appartement de même, il y avait l'air de ne rien se passer. L'oreille plantée dans la porte, Zazie ne distinguait aucun bruit. Elle sortit silencieusement de sa chambre. Le salonsalamanger était oscur et muet. En marchant un pied juste devant l'autre comme quand on tire à celui qui commencera, en palpant le mur et les objets, c'est encore plus amusant en fermant les yeux, elle parvint à l'autre porte qu'elle ouvrit avec des précautions considérables. Cette autre pièce était également oscure et muette, quelqu'un y dormait paisiblement. Zazie referma, se mit en marche arrière, ce qui est toujours amusant, et au bout d'un temps extrêmement long, elle atteignit une troisième et autre porte qu'elle ouvrit avec de non moins grandes précautions que précédemment. Elle se trouva dans l'entrée qu'éclairait péniblement une fenêtre ornée de vitraux rouges et bleus. Encore une porte à ouvrir et Zazie découvre le but de son escursïon : les vécés.

Comme ils étaient à l'anglaise, Zazie reprend pied dans la civilisation pour y passer un bon quart d'heure. Elle trouve l'endroit non seulement utile mais gai. Il est tout propre, ripoliné. Le papier de soie se froisse joyeusement entre les doigts. A ce moment de la journée, il y a même un rayon de soleil : une buée lumineuse descend du vasistas. Zazie réfléchit longuement, elle se demande si elle va tirer la chasse d'eau ou non. Ça va sûrement jeter le désarroi. Elle hésite, se décide, tire, la cataracte coule, Zazie attend mais rien ne semble avoir bougé c'est la maison de la belle au bois dormant. Zazie se rassoit pour se raconter le conte en question en y intercalant des gros plans d'acteurs célèbres. Elle s'égare un peu dans la légende, mais, finalement, récupérant son esprit critique, elle finit par se déclarer que c'est drôlement con les contes de fées et décide de sortir.

De nouveau dans l'entrée, elle repère une autre porte qui vraisemblablement doit donner sur le palier. Zazie tourne la clef laissée par illusoire précaution dans l'entrée de la serrure, c'est bien ça, voilà Zazie sur le palier. Elle referme la porte derrière elle tout doucement, puis tout doucement elle descend. Au premier, elle fait une pause : rien ne bouge. La voilà au rez-de chaussée ; et voici le couloir, la porte de la rue est ouverte, un rectangle de lumière, voilà, Zazie y est, elle est dehors.

C'est une rue tranquille. Les autos y passent si rarement que l'on pourrait jouer à la marelle sur la chaussée. Il y a quelques magasins d'usage courant et de mine provinciale. Des personnes vont et viennent d'un pas raisonnable. Quand elles traversent, elles regardent d'abord à gauche ensuite à droite joignant le civisme à l'excès de prudence. Zazie n'est pas tout à fait déçue, elle sait qu'elle est bien à Paris, que Paris est un grand village et que tout Paris ne ressemble pas à cette rue. Seulement pour s'en rendre compte et en étre tout à fait sûre, il faut aller plus loin. Ce qu'elle commence à faire, d'un air dégagé.

Mais Turandot sort brusquement de son bistrot et, du bas des marches, il lui crie :

"Eh petite, où vas-tu comme ça ?"

Zazie ne lui répond pas, elle se contente d'allonger le pas. Turandot gravit les marches de son escalier :

"Eh petite", qu'il insiste et qu'il continue à crier.

Zazie du coup adopte le pas de gymnastique. Elle prend un virage à la corde. L'autre rue est nettement plus animée. Zazie maintenant court bon train. Personne n'a le temps ni le souci de la regarder. Mais Turandot galope lui aussi. Il fonce même. Il la rattrape, la prend par le bras et, sans mot dire, d'une poigne solide, lui fait faire demi-tour. Zazie n'hésite pas. Elle se met à hurler :

"Au secours ! Au secours !"

Ce cri ne manque pas d'attirer l'attention des ménagères et des citoyens présents. Ils abandonnent leurs occupations ou inoccupations personnelles pour s'intéresser à l'incident.

Après ce premier résultat assez satisfaisant, Zazie en remet :

"Je veux pas aller avec le meussieu, je le connais pas le meussieu, je veux pas aller avec le meussieu."

Exétéra .

 

 

                                                           Raymond Queneau, Zazie dans le métro.

Pour découvrir ou redécouvrir l'oeuvre de Raymond Queneau, cliquez ici.

 

23/04/2009

Voyage au bout de la nuit

voyage


 

- Oh! Vous êtes donc tout-à-fait lâche, Ferdinand! Vous êtes répugnant comme un rat...

- Oui, tout-à-fait lâche, Lola,  je refuse la guerre et tout ce qu’il y a dedans... Je ne la déplore pas moi... Je ne pleurniche pas dessus moi... Je la refuse tout net, avec tous les hommes qu’elle contient, je ne veux rien avoir à faire avec eux, avec elle. Seraient-ils neuf cent quatre-vingt-quinze millions et moi tout seul, c’est eux qui ont tort et c’est moi qui ai raison, parce que je suis le seul à savoir ce que je veux: je ne veux plus mourir.

                                                                       Céline, Voyage au bout de la nuit.

Anti-guerre, anticapitaliste, anti-colonisation, anti-esclavage, presque anarchique, Céline dénonce, brise, éclate et pense à l’envers cette machine à prendre, utiliser, jeter, remplacer les êtres humains qu’est la société.

Son style, ses mots, ses paroles choquent, c’est le Céline humain, celui qu’il faut retenir avant qu’il n’écrive Bagatelles pour un massacre notoirement antisémites.

 A découvrir et redécouvrir en cliquant ici.

17/03/2009

Bruges-la-Morte

BrugesMorte

Un écrivain belge à l’honneur cette semaine, l’un des plus grands auteurs-poètes d’Europe, George Rodenbach avec son roman Bruges-la-Morte, parangon sublime du symbolisme.

Bonne lecture.

Pour lire la présentation de l'ouvrage, cliquez ici.

 

Le jour déclinait, assombrissant

les corridors de la grande demeure

silencieuse, mettant des écrans de crêpe

aux vitres.

Hugues Viane se disposa à sortir,

comme il en avait l’habitude quotidienne

à la fin des après-midi. Inoccupé, solitaire,

il passait toute la journée dans sa chambre,

une vaste pièce au premier étage,

dont les fenêtres donnaient sur le quai du Rosaire,

au long duquel s’alignait sa maison, mirée

dans l’eau.

Il lisait un peu : des revues, de vieux livres;

fumait beaucoup; rêvassait à la

croisée ouverte par les temps gris, perdu

dans ses souvenirs.

Voilà cinq ans qu’il vivait ainsi, depuis

qu’il était venu se fixer à Bruges, au

lendemain de la mort de sa femme. Cinq

ans déjà ! Et il se répétait à lui-même :

« Veuf! Être veuf! Je suis le veuf! » Mot

irrémédiable et bref! d’une seule syllabe,

sans écho. Mot impair et qui désigne bien

l’être dépareillé.

Pour lui, la séparation avait été terrible :

il avait connu l’amour dans le luxe, les loisirs,

le voyage, les pays neufs renouvelant

l’idylle. Non seulement le délice paisible

d’une vie conjugale exemplaire, mais la   

passion intacte, la fièvre continuée,

le baiser à peine assagi, l’accord des âmes,

distantes et jointes pourtant, comme les

quais parallèles d’un canal qui mêle leurs

deux reflets.

Dix années de ce bonheur, à peine

senties, tant elles avaient passé vite!

Puis, la jeune femme était morte,

au seuil de la trentaine, seulement alitée

quelques semaines, vite étendue sur ce lit

du dernier jour, où il la revoyait à jamais :

fanée et blanche comme la cire l’éclairant,

celle qu’il avait adorée si belle avec son

teint de fleur, ses yeux de prunelle dilatée

et noire dans de la nacre, dont l’obscurité

contrastait avec ses cheveux, d’un jaune

d’ambre, des cheveux qui, déployés, lui

couvraient tout le dos, longs et ondulés.

Les Vierges des Primitifs ont des toisons

pareilles, qui descendent en frissons

calmes.

George Rodenbach, Bruges-la-Morte, Chap I, les premières lignes.

27/02/2009

Romans de la Table Ronde

Chrétien de Troyes Yvain

 

 

 

Un ange descendit du ciel avec une épée flamboyante d’une toise de long, et Mordrain s’arrêta tout coi sous la parole qu’il entendit : « Mordrain ! Tes péchés  sont si lourds que tu n’en seras délivré aucun jour de ta vie. Tes plaies ne se guériront pas ; elles dureront, toujours ouvertes et tu resteras sans mourir jusqu’au jour où viendra le Chevalier aimé de Jésus Christ confessé de tous ses péchés, qui te soulagera de tes fautes, et tu mourras entre ses bras. D’ici à ce jour-là, tu resteras couché entre deux draps, et tu ne goûteras nulle viande que tu ne désireras même pas, mais seulement le Pain de Vie »

Le roi Mordrain est resté dans son lit, sans en sortir ni jour ni nuit, il y aura trois cents ans cet été.

Quelques uns disent que ce chevalier-là, dont je vous parle, est déjà sur la terre, et que même il a commencé la Quête du Graal et de la Sainte Lance. Le roi Mordrain sera guéri de tous ses maux quand Dieu les réunira tous les deux.

 

Qui est ce chevalier mystérieux ? Voulez vous connaître son histoire et celle de ses courageux compagnons ? Car il vient de la Cour du puissant roi Arthur, le lieu où vivent les plus braves, les plus nobles et les meilleurs chevaliers. Yvain, Erec, Perceval, Lancelot, Gauvain, Keu. Ces noms sont gravés à tout jamais dans nos mémoires et dans nos cœurs.

Aujourd’hui, je vous propose de me suivre pour un bon dans le passé. Je vous guide jusqu’au XIIe siècle, chez maitre Chrétien de Troyes, le premier et l’un des plus grands écrivains français. Il vous conduira alors dans les pays de Bretagne, la contrée du roi Arthur, dans la forêt de Brocéliande et jusqu’à Carlion. Avec un peu de chance, vous rencontrerez en route le château de Corbière, la demeure du roi pêcheur. A table préparez-vous à voir passer la Lance qui Saigne et La Coupe. Soyez courageux, car vous devrez peut-être aller secourir la reine Genièvre en terre étrangère où combattre au côté de Gauvain, le plus grand de tous les chevaliers.

Bonne chance cœur vaillant et bonne lecture.

 

Pour la présentation approfondie de l’ouvrage, cliquez ici

20/02/2009

Macbeth

macbeth3


Deux chevaliers reviennent de la guerre couverts de sang et victorieux. Ils chevauchent ensemble sans savoir que dans quelques secondes l’Enfer va leur tomber dessus et les séparer. Dans quelques instants, ils vont rencontrer trois sorcières qui vont leur annoncer que l’un deviendra roi, tandis que l’autre engendrera une lignée de souverains.

Leur amitié, leur lien, s’arrête là, leur enfer, leur torture commence.

Le premier se nomme Macbeth, pour réaliser la prophétie qui l’intéresse il doit supprimer son cousin, son souverain, le roi Duncan d’Ecosse. Le second se nomme Banquo et si Macbeth monte sur le trône, il ne tient surtout pas à ce qu’un seul souffle de vie anime cet homme et sa famille. La mort rode. Les corbeaux, les cris perçants des chouettes, les chauves souris, les vents de l’enfer l’annoncent. La guerre est finie mais pas les ténèbres. Le bain de sang continue plus cruel, terrifiant et maléfique que jamais. Préparez-vous à affronter le Mal Absolu dans la pièce la plus noire de maitre Shakespeare.

Pour la présentation détaillée de l'ouvrage, cliquez ici

11/02/2009

Hugh Laurie, Tout est sous contrôle

Tout est sous contrôle

Prenez ce livre dans un magasin et lisez la quatrième de couverture. On a rarement vu une telle campagne de pub. Les superlatifs s’enchainent avec les références, on se demande bien pourquoi, à une série TV qui n’a rien à voir avec l’ouvrage.

Goncourt, Nobel et Pulitzer n’ont jamais eu droit à un tapis aussi rouge pour faire grimper leurs ventes.  Personnellement, ça m’a presque donné la nausée et n’eusse été ma bonne étoile qui planait non loin ce jour là je n’aurais jamais, jamais acheté cette chose.

Pourtant, je l’ai fait. Et il faut vous confesser que c’était seulement pour en faire une critique salée sur Si j’ose écrire lorsque je l’aurais lu.

J’aurais mieux fait de le laisser dans son rayon ce livre. Aujourd’hui, je suis obligé de m’excuser pour mes mauvaises intentions. Pire encore, je me sens obliger de superlativer tous les adjectifs que je place autour du titre de ce thriller.

Tout est sous contrôle, un ouvrage génial alternant suspens et verve sarcastique. Tout est sous contrôle ou l’histoire d’un ancien militaire dont la vie pourrie, solitaire, paumée n’est rien en comparaison de l’enfer qui l’attend.

 

 

Pour une présentation complète de Tout est sous contrôle, cliquez ici.

04/02/2009

Gargantua

Gargantua-title

Gargantua, Rabelais, son auteur, le présente comme un os. Pas celui de l’expression « tomber sur un os »  puisque l’ouvrage est largement abordable. En réalité, il fait plutôt référence à « ronger un os ». Pourquoi ronger, parce qu’un os c’est particulièrement solide mais que la dessous se cache la moelle et si la pratique se perd, renseignez-vous, c’est un met très apprécié.

Et bien avec Gargantua, c’est un peu la même chose. En le rongeant bien, on finit par percer cette épaisseur de paillardise et de crasse dont on aurait pu croire que l’auteur faisait la défense pour dénicher un texte solidement engagé (contre l’enseignement au par cœur entre autre, mais aussi contre la violence, la conquête, la guerre, pour l'humanisme…). Un texte qui date de 1534 qui peut toujours faire mourir de rire et sous ce couvert enseigner en douce.

Pour l’histoire, Gargantua est un géant, issu d’une longue lignée de rois, il est le fils de Grandgousier et Gargamelle. A travers, ce livre, ce sont toutes ses aventures depuis sa naissance que nous suivons. Vous apprendrez qu’il vola les cloches de Notre Dame, inonda Paris en vidant vessie ou que son cheval chassant les mouches avec sa queue, les tua et déboisa en même temps toute une région.

Rabelais commence son livre en disant : « Rire est le propre de l’homme » ; il sait s’y tenir. Son œuvre est en constante oscillation entre le penser et le rire, le rire et le penser.

A lire absolument !

 

Pour la présentation complète cliquez ici.

 

Bonne lecture !

Ecrivain 89- Quentin

 

29/01/2009

Docteur Faust

Faustus

Christopher Marlowe a réussi à faire de sa vie le parangon vivant de cette mauvaise réputation attribuée aux hommes de théâtre. Pourtant, si cet athée, amateur d’alcool et de garçons, ce libre-penseur a tout pour déplaire, ces pièces non moins dérangeantes ont su faire de ce contemporain de William Shakespeare, un homme de théâtre respecté et apprécié.

Sa pièce la plus célèbre, c’est l’histoire folle d’un savant qui vend son âme au diable en échange de 24 années de vie durant lesquelles il bénéficiera  de tout le pouvoir du plus grand serviteur de Satan, Méphistophélès. L’histoire de la chute d’un homme floué, aveuglé par son ambition, sa recherche de pouvoir, d’amusement, l’histoire d’un homme trompé par plus fort que lui, l’histoire du Docteur Faust.

Présentation de l'oeuvre, cliquez ici.

 

Bonne lecture

Ecrivain89-Quentin

24/01/2009

Le Prince de Nicolas Machiavel

prince

 

Pas besoin d'un long discour pour faire découvrir Machiavel. C'est toute une ambiance souvent haute en couleurs, glaciale et horrifiante. Voici un morceau choisi de l'auteur florentin, celui qui révait l'unification de l'Italie, avant de vous offrir la critique sur Scène de Crime : Culture.

 

 

Chapitre 5

Comment on doit gouverner les États ou principautés qui, avant la conquête, vivaient sous leurs propres lois

 

Quand les États conquis sont, comme je l’ai dit, accoutumés à vivre libres sous leurs propres lois, le conquérant peut s’y prendre de trois manières pour s’y maintenir : la première est de les détruire ; la seconde, d’aller y résider en personne ; la troisième, de leur laisser leurs lois, se bornant à exiger un tribut, et à y établir un gouvernement peu nombreux qui les contiendra dans l’obéissance et la fidélité : ce qu’un tel gouvernement fera sans doute ; car, tenant toute son existence du conquérant, il sait qu’il ne peut la conserver sans son appui et sans sa protection ; d’ailleurs, un État accoutumé à la liberté est plus aisément gouverné par ses propres citoyens que par d’autres.

Les Spartiates et les Romains peuvent ici nous servir d’exemple.

Les Spartiates se maintinrent dans Athènes et dans Thèbes, en n’y confiant le pouvoir qu’à un petit nombre de personnes ; néanmoins ils les perdirent par la suite. Les Romains, pour rester maîtres de Capoue, de Carthage et de Numance, les détruisirent et ne les perdirent point. Ils voulurent en user dans la Grèce, comme les Spartiates, ils lui rendirent la liberté, et lui laissèrent ses propres lois mais cela ne leur réussit point. Il fallut, pour conserver cette contrée, qu’ils y détruisissent un grand nombre de cités ; ce qui était le seul moyen sûr de posséder. Et, au fait, quiconque ayant conquis un État accoutumé à vivre libre, ne le détruit point, doit s’attendre à en être détruit. Dans un tel État, la rébellion est sans cesse excitée par le nom de la liberté et par le souvenir des anciennes institutions, que ne peuvent jamais effacer de sa mémoire ni la longueur du temps ni les bienfaits d’un nouveau maître. Quelque précaution que l’on prenne, quelque chose que l’on fasse, si l’on ne dissout point l’État, si l’on n’en disperse les habitants, on les verra, à la première occasion, rappeler, invoquer leur liberté, leurs institutions perdues, et s’efforcer de les ressaisir. C’est ainsi qu’après plus de cent années d’esclavage Pise brisa le joug des Florentins.

Mais il en est bien autrement pour les pays accoutumés à vivre sous un prince. Si la race de ce prince est une fois éteinte, les habitants, déjà façonnés à l’obéissance, ne pouvant s’accorder dans le choix d’un nouveau maître, et ne sachant point vivre libres, sont peu empressés de prendre les armes ; en sorte que le conquérant peut sans difficulté ou les gagner ou s’assurer d’eux. Dans les républiques, au contraire, il existe un principe de vie bien plus actif, une haine bien plus profonde, un désir de vengeance bien plus ardent, qui ne laisse ni ne peut laisser un moment en repos le souvenir de l’antique liberté : il ne reste alors au conquérant d’autre parti que de détruire ces États ou de venir les habiter.

La Présentation complète du Prince de Nicolas Machiavel

Bonne lecture

21/01/2009

La Ferme des animaux

animal farm


Ne vous laissez pas avoir par un titre un peu simple et rappelez-vous que ce livre est signé du même auteur que 1984, George Orwell. Au programme, une descente aux enfers dans l’Histoire de l’humanité où pour une fois, les rôles principaux seront distribués aux animaux. Certainement pas pour les enfants, contrairement à Walt Disney, plus ironique, désabusé et sombre que Lafontaine bienvenue dans la Ferme des Animaux où le bétail, lassé d’être battu, mal nourri et contraint de travailler de plus en plus dur par le fermier a décidé de se rebeller. Reste à savoir si leur rêve d’indépendance peut survivre à toute les épreuves qu’ils vont rencontrer. Le danger ne vient pas seulement de l’extérieur…

En savoir plus? Cliquez ici.

09/12/2008

Le Montespan

montespan

 

 

 

Vous connaissez Madame de Montespan ? C’était la maitresse du Roi Soleil, Louis XIV, le Très Chrétien Roi de France. Très Chrétien et bigame ? Que voulez-vous, quand on est roi, on peut tout faire.

Ce n’est peut-être pas le cas ou l’avis du petit marquis de Montespan. Il a beau s’afficher avec d’immenses cornes de cerfs sur son carrosse, il ne peut pas grand-chose pour récupérer sa femme. Ce n’est pas non plus en faisant tous les bordels de Paris qu’il pourra refiler une vénérienne à son concurrent, c’est le ministre de Dieu sur Terre.

Le défier en duel ? Le provoquer à l’épée ? Enterrer un cercueil vide, faire dire une messe et porter le deuil de son amour perdu ?

Tristesse, désespoir, envie de vengeance, malheur…

Il faut dire qu’il l’avait cherché le Montespan. Voyons, au XVIIe siècle, on ne se marie pas par amour au sein de la Cour. Ce serait du jamais vu !

                                  

Jean Teulé laisse tomber la brillante maitresse du roi, La Montespan, comme on dit, pour faire revivre son cocu de mari. L’histoire triste, amusante et touchante  d’un homme amoureux.

Méditez…

 

Jean Teulé, Le Montespan, la présentation complète se trouve ici.

02/12/2008

La Bête Humaine

bete humaine

 

 

 

La terreur des cours de récré. Emile Zola, La bête humaine.

Tout mais pas lui disent-ils. Ignorants! Ils ne savent pas ce qui se cache là-dessous. Des heures de lecture peut-être, mais des heures enthousiastes, passionnantes. C’est l’aventure terrible d’hommes et de femmes tels que vous et moi qui vivent et qui luttent contre leurs instincts de meurtres, leur envie d’éliminer tout soucis de manière radicale ou tout simplement de se faire plaisir, de s’octroyer du pouvoir. La vie, la mort, la justice, et toujours ces trains qui passent…

L’homme est-il une bête ou la bête un homme ?  C’est à Zola qu’il faut le demander.

 

Pour la présentation complète de l’ouvrage, passez par ici.

19/11/2008

1984

19 84


1984, au temps où je vous parle, c'est du passé. Au temps où George Orwell écrit c'est le futur. Et le futur qu'il décrit est un monde bien inquiétant. Il est parfait. Tout le monde y est heureux. Tout le monde vit en harmonie au sein d'une même communauté. Les guerres elles-mêmes ont changé. Elles existent toujours bien sûr ; quand on est dirigeant on a toujours besoin d'un ennemi à l'extérieur de l'Etat sur qui concentrer les têtes félées ou le mécontentement si les récoltes ne donnent pas autant que les autres années. Donc, les guerres existent toujours mais elles ont changé. Les chefs sont de mèches. Ils se font la guerre seulement pour réguler leur population et plus pour se conquérir- quelle idée barbare ce serait!

En 1984, le monde est parfait, vous êtes en sécurité, votre gouvernement est fort, vous n'avez pas de soucis.

Vous avez atteint le meilleur des mondes possibles, il a juste fallu que vous renonciez à votre liberté, un détail, une broutille.

1984, L'Oeuvre culte de George Orwell, le roman qui a terrorisé plusieurs générations, le seul livre qui peut vous rendre votre esprit critique, l'ouvrage d'un des plus grands maitres du roman d'anticipation.

Vous voulez en savoir plus? Rendez-vous sur Scène de Crime: Culture pour une présentation complète. 

Bonne lecture

Ecrivain89- Quentin

13/11/2008

L'Iliade selon le XXIè siècle

iliade

 

4000 ans après la guerre de Troie, 3500 ans après Homère, un auteur italien tente de dépoussièrer l'oeuvre légendaire et de nous la rendre avec un souffle nouveau.

Vous me direz : "Louable intention,certes, mais il est fou!" Après lecture, je corrige: "Fou peut-être, mais alors génialement fou!"

C'est incroyable! On se replonge dans La Légende!  Revivre le sable et la poussière, ruser, fuir, avancer,  sentir l'adrénaline, la peur, la tension... On se sent happer dans l'histoire, on remonte le temps et on se retrouve aux côtés des héros des temps jadis comme s'ils étaient là en chair et en os, le temps d'une lecture.

Vous qui n'avez pas encore lu ou alors de temps immoriaux l'Iliade, qui ne la connaissez que par bribes, après avoir été intoxiqués par Hollywood, redécouvrez la véritable histoire, accessible et passionnante.

La présentation complète ici

08/11/2008

Hygiène de l'assassin

hygiene de l'assassin


Amélie Nothomb
passe sur Si j'ose écrire, non pas avec son nouveau roman, Le Fait du Prince, qui fait un malheur dans les classements des ventes de livres, mais plutôt avec son premier essai, son tout premier texte, Hygiène de l'assassin.

Retrouver la jeune romancière déjà au sommet de son art, faisant vivre  sous sa plume un écrivain Prix Nobel de littérature, misanthrope, désagréable et renfermé, interviewé par de piètres journalistes qu'il renverra la queue entre les pattes pleurer dans les bras de leur mère.

Entre sadisme et cruauté, un livre déroutant et marquant que je vous conseille tous.

Un livre que je vous présenterai ici plus en détails.

01/11/2008

Madame Bovary

bovary


Un livre ennuyeux, qui ne raconte rien, sans suspense et sans intérêt?

Et puis quoi encore? Cet ouvrage est génial!  C'est un chef d'oeuvre!

Ne vous laissez pas envelopper par les ragots de bas étages et venez voir ce qui se cache vraiment derrière le classique de Flaubert.

Voici que j'en termine la présentation, elle est disponible sous ce lien.

14/10/2008

Les Enquêtes du Père Brown

Père Brown
Le Père Brown. Un personnage court sur pattes, rondouillard, qui avec sa soutane noire présente bien plus du porte-manteau que du prêtre jésuitique qu’il est.Un grand chapeau, un parapluie cabossé qu’il entraine partout et qui complète la panoplie, pardonnez-moi l’expression, du parfait abruti aussi banal qu’une grosse pomme luisante et aux yeux vides comme la Mer du Nord.

Le personnage à tout simplement l’air bête, crétin, endormi dans son corps.

Que dire alors pour le sauver ? Certainement pas que c’est quand il fait le plus preuve d’intelligence qu’il parait le plus idiot.

Pourtant dire qu’il est intelligent n’est pas peu dire. Cet homme en sait plus que vous et moi.

Il voit les choses. Par la seule force de sa déduction, de sa connaissance de ses compatriotes, grâce à une logique sensationnelle, il peut démêler les fils les plus tordus des enquêtes policières. C’est Columbo en soutane qui voit le criminel comme un artiste tandis que l’enquêteur est un critique d’art.

Pour découvrir le livre, cliquez ici

GKChesterton1

 

 

08/08/2008

Les Contes de Canterbury

chaucer1


Jamais on avait autant multiplié les antagonismes.

Une oeuvre vieille de plus de six ans qui parait incroyablement moderne.

Un recueil de nouvelles qui se construit comme un roman.

Un texte en prose qui s'accorde avec des vers et des rimes.

Des aventures franchement salaces qui s'insèrent entre de pieux récits.

Un humour et une provocation incroyable qui s'accorde avec réflexion et méditation.

S'il ne s'agissait de la Comédie humaine de Chaucer, les Contes de Canterbury, une oeuvre mondialement célèbre et très importante pour nos voisins outre Manche, on pourrait se poser des questions.

Lecteurs, vous cherchez un "vrai" livre ou se mêlent pouvoir, argent, "fidélité", amour, sexe, hypocrisie, science, religion et humour, vous allez être servi.

La présentation complète de l'ouvrage.

28/07/2008

Toine Culot, Obèse Ardennais

masson

Hommage au passé, hommage à un grand écrivain belge avec les aventures de Toine Culot.

Des livres qui sentent bon les vieilles maisons en pierres de nos campagnes, la chaleur des champs et le bruit de nos forêts.

Des livres qui rappellent la bonne humeur, la joie de vivre, le rire et la simplicité dans un monde qui va toujours de plus en plus vite et qui ne prend même plus le temps d'écouter les oiseaux chanter.

Des livres pour réentendre parler le wallon et réapprendre ce qui est vraiment important.

Des livres comme un gros potage de grand-mère, comme un bain de jouvence après une journée de travail.

Toine Culot, Obèse ardennais par Arthur Masson, la présentation complète de l'ouvrage.

ceed_1

La Peste

peste

Il est l'un des plus grands écrivains français et le seul qui puisse faire du monstre noir, la peste, le personnage principal d'un livre ébblouissant, passionnant et effroyable.

Un ouvrage construit sur le thème d'une ville ravagée par la maladie, coupée du monde qui vous emmène entre peur, colère, effroi et tension jusqu'au petit matin sans vous laisser une seconde de repis.

Un livre qui se fait l'icone d'une plume légendaire.

Un livre dont voici la présentation complète.

28/08/2005

Roméo et Juliette


roméo et juliette

Bienvenue.
Au menu des nouveautés, je vous propose la critique et résumé de Roméo Et Juliette de Shakespeare dans la partie critique littéraire.

L'histoire tragique et passionnante des deux amants de Vérone, de la haine qui les entoure et du destin cruel qui frappe les plus innocents.

Présentation de l'oeuvre ici.

10/08/2005

Lévi, Werber

write

Beaucoup de choses se sont passées ces derniers temps.
Tout d'abord, la plupart des articles de Litté-arts ont enfin été ajouté à Si j'ose écrire.
Ensuite,  je dois dire que j'ai terminé
"Vous revoir" de Marc Lévi, ainsi que bon nombre de Werber.
Il y a aussi eu la sortie du très attendu Harry Potter et le prince de sang Mèlé dont la critque ne saurait tarder à arrivé sur le site.
Je vous laisse jeter un oeil.
Bonne visite.

Les présentations de livres