23/04/2009

Voyage au bout de la nuit

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- Oh! Vous êtes donc tout-à-fait lâche, Ferdinand! Vous êtes répugnant comme un rat...

- Oui, tout-à-fait lâche, Lola,  je refuse la guerre et tout ce qu’il y a dedans... Je ne la déplore pas moi... Je ne pleurniche pas dessus moi... Je la refuse tout net, avec tous les hommes qu’elle contient, je ne veux rien avoir à faire avec eux, avec elle. Seraient-ils neuf cent quatre-vingt-quinze millions et moi tout seul, c’est eux qui ont tort et c’est moi qui ai raison, parce que je suis le seul à savoir ce que je veux: je ne veux plus mourir.

                                                                       Céline, Voyage au bout de la nuit.

Anti-guerre, anticapitaliste, anti-colonisation, anti-esclavage, presque anarchique, Céline dénonce, brise, éclate et pense à l’envers cette machine à prendre, utiliser, jeter, remplacer les êtres humains qu’est la société.

Son style, ses mots, ses paroles choquent, c’est le Céline humain, celui qu’il faut retenir avant qu’il n’écrive Bagatelles pour un massacre notoirement antisémites.

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