03/03/2010

Lettre à un éditeur

magritte-rene-la-victoire

 

                                                                                   

                                                                                                                             

 

Objet : Envoi d’un manuscrit

 

 

Madame monsieur,

 

 

 

 

Je pense à celui ou celle qui doit lire ces lignes. Il a une page, ni plus ni moins, pour se faire une opinion de la qualité, du talent, du style d’un auteur et d’un ouvrage qu’il ne connaît ni d’Eve ni d’Adam. Tous les envois doivent commencer par ceci : « Je m’appelle monsieur X. J’ai fini un livre. Publiez-le. J’ai beaucoup d’ambition. » Et au final, la seule chose variable est ce qui se cache derrière le X. Hélas, je dois vous annoncer que je ne saurais ajouter du piment dans votre quotidien. Je me nomme Quentin Evrard. Résidence : Belgique. A vingt ans, j’ai la même passion dévorante que des centaines d’autres personnes : J’ai la plume qui me démange alors je gratte un petit peu.

 

Tout écrivain qui se respecte doit posséder au moins trois choses. Il lui faut un style, une bonne bibliothèque et, sinon de l’ambition, suffisamment de motivation pour rester seul de longues heures devant son texte. Mon style, je ne peux vous en donner ici plus qu’une mise en bouche. Si les saveurs que je dévoile vous séduisent, il vous reste un roman à déguster. De même, en ce qui concerne ma bibliothèque, ma source d’inspiration, est-ce assez de dire que je m’endors sur les mots de Rabelais,  me réveille avec Dante, mange à chaque repas, un soupçon de Machiavel, une bouchée de Marlowe et une pincée de Shakespeare ? Il parait que ma ligne d’écriture s’inspire de Jane Austen. En vérité, j’admire secrètement un Cormac McCarthy et rêve naïvement d’égaler un jour une Marguerite Duras.

Jusqu’où ai-je envie d’aller ? J’ai toujours eu envie de prendre la plume. Si je ne me suis vraiment lancé qu’il y a six mois, à l’heure où je vous écris, j’ai déjà terminé deux autres romans. L’un est la suite de celui que je vous ai fait parvenir, l’autre est une histoire inspirée par les dérives du pouvoir sur la toile de fond du mythe de la Tour de Babel.

A mon propos, je n’ai rien de plus à dire sinon que j’ai les quarante ou les cinquante prochaines années de ma vie d’auteur à mettre au profit d’un éditeur.

 

Qu’ai-je écrit ?  Le présent ouvrage n’a rien d’un roman fantastique. Pourquoi s’encombrer d’une pléthore de monstres, de sortilèges ou de dragons quand la vie réelle reste une aventure de tous les jours ? Le monde dans lequel nous vivons offre quotidiennement sa part de surprises, de souffrances et de joies.

 

 

Ainsi lorsqu’un jeune médecin tout juste diplômé en psychiatrie doit se faire une place dans le monde. Il est loin de se douter à quel point chercher un travail et trouver un appartement vont bouleverser son quotidien. Ses résultats universitaires lui ont permis d’espérer une place dans la clinique la plus réputée du monde. Mais est-ce bien une bonne chose ? L’homme qui la dirige est le plus grand des experts en psychiatrie. Sa connaissance des mécanismes de l’esprit est incomparable. Malheureusement, plutôt qu’enseigner ses connaissances, cet individu préfère s’en servir pour faire peur aux nouvelles recrues et manipuler son entourage. Quentin, notre héros, saura-t-il faire face à cette épreuve ? Et pourra-t-il dans la foulée percer les secrets de son premier patient ? Ce monsieur Drarve chez qui il a été envoyé est un vrai bougre, un malappris, un sale caractère, un vrai emmerdeur. Que se cache-t-il cependant sous cette carapace solide ? Quel souvenir douloureux habite le vieil homme ?

Roman psychologique, La Vérité profite de son décor pour bâtir une réflexion sur les notions de folie et de normalité. Mais à travers son personnage central, c’est aussi toute l’épopée d’une jeunesse qui met le pied à l’étrier et tente de se faire une place dans le monde. Enfin, comme l’indique le titre, cet ouvrage puise dans le thème délicat de la recherche de la vérité et des conséquences de cette recherche.

Faites bon accueil à ce manuscrit car tout ce que je souhaite, est qu’il paraisse bien plus qu’il ne paresse dans une bonne maison d’édition.

 

Cordialement

 

Quentin- Ecrivain89

 

 

 

 

PS : J’ai eu beaucoup de difficultés à écrire cette lettre de présentation. Comment se vendre sans paraître trop orgueilleux ? Comment rester sensible sans en devenir pathétique ? Entre ces deux extrêmes, la marge est étroite pour glisser ses vœux. Le mien est d’être publié. Néanmoins, ce désir ardent n’est pas celui de voir la consécration d’un travail. Il s’agit plutôt de cultiver le vice d’écrire des heures et des heures durant comme de trouver quelqu’un qui m’y encourage. Ainsi, me sera-t-il peut-être permis de passer ma vie comme ces fumeurs d’opium. Mes volutes de fumées seront lettres aériennes et vaporeuses qui se mélangent et s’entrechoquent pour former au hasard la jouissance d’un mot ou l’extase d’une phrase. Une vie dans le monde et hors du monde…

Tel est mon rêve, qui m’enflamme et cherche matière pour se réaliser.

03/02/2010

Le Procès, Franz Kafka

Le procès

 

 

 

Le Procès, Franz Kafka

 

Savez-vous quel est le livre le plus étrange qu’il m’aura été donné de lire ? Il s’agit du Procès de Franz Kafka. L’histoire apparemment simple d’un homme qui se réveille un jour avec deux hommes dans son appartement. Ces deux individus sont venus lui signifier qu’il était accusé et qu’il devrait bientôt en répondre lors d’un procès. Cet homme se nomme Joseph K. et selon lui, il est une erreur judiciaire, un accusé à tord.

Cette base est simple ou classique. J’emploie ces deux termes avec énormément de méfiance. Derrière ces mots, je n’essaie pas de dire que tout auteur qui parle de justice ou d’accusé à tord manque d’originalité ou se lance dans un lieu commun. Ce que j’entends par ici, c’est que ce n’est pas de ce fond que jaillit la magie de lire Kafka. La vraie source du bonheur chez cet auteur, c’est le cas dans la Métamorphose, ça l’est aussi dans le Procès, c’est cette impression que l’ouvrage a été écrit par un fou, que c’est un délire d’ivrogne ou l’illumination d’un fumeur d’opium. La notion de décalage, voici la marque de Kafka. Il écrit ces histoires dans un monde réel avec cependant un petit rien qui les rendent hallucinatoires. Depuis leur parution, elles ont faits les beaux jours des glosateurs. Ceux-ci se mettent en quête de métaphores, d’allégories, de toutes sortes de formes de style ou d’interprétations douteuses. Tous oublient que la meilleure manière de savourer Le Procès, c’est comme de se plonger dans un bain chaud. Il faut fermer les yeux, oublier le monde et se laisser entraîner par les sensations. Ainsi, si les aventures de Joseph K. vous désarçonnent, ne vous inquiétez pas et laissez-vous emporter.

 

 

18/01/2010

Miguel de Cervantès, Don Quichotte

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Considéré souvent comme le premier roman européen, venez découvrir Don Quichotte de Miguel Cervantès.

 

DU BEAU SUCCÈS QUE LE VALEUREUX DON QUICHOTTE EUT EN L'ÉPOUVANTABLE ET JAMAIS IMAGINÉE AVENTURE DES MOULINS À VENT, AVEC D'AUTRES ÉVÉNEMENTS DIGNES D'HEUREUSE RESSOUVENANCE

     Là-dessus ils découvrirent trente ou quarante moulins à vent qu'il y a en cette plaine, et, dès que don Quichotte les vit, il dit à son écuyer: "La fortune conduit nos affaires mieux que nous n'eussions su désirer, car voilà, ami Sancho Pança, où se découvrent trente ou quelque peu plus de démesurés géants, avec lesquels je pense avoir combat et leur ôter la vie à tous, et de leurs dépouilles nous commencerons à nous enrichir : car c'est ici une bonne guerre, et c'est faire grand service à Dieu d'ôter une si mauvaise semence de dessus la face de la terre. —Quels géants ? dit Sancho. — Ceux que tu vois là, répondit son maître, aux longs bras, et d'aucuns les ont quelquefois de deux lieues. —Regardez, monsieur, répondit Sancho, que ceux qui paraissent là ne sont pas des géants, mais des moulins à vent et ce qui semble des bras sont les ailes, lesquelles, tournées par le vent, font mouvoir la pierre du moulin. —II paraît bien, répondit don Quichotte, que tu n'es pas fort versé en ce qui est des aventures : ce sont des géants, et, si tu as peur, ôte-toi de là et te mets en oraison, tandis que je vais entrer avec eux en une furieuse et inégale bataille. " Et, disant cela, il donna des éperons à son cheval Rossinante, sans s'amuser aux cris que son écuyer Sancho faisait, l'avertissant que sans aucun doute c'étaient des moulins à vent, et non pas des géants, qu'il allait attaquer. Mais il était tellement aheurté à cela que c'etaient des géants qu'il n'entendait pas les cris de son écuyer Sancho, ni ne s'apercevait pas de ce que c'était, encore qu'il en fut bien près, au contraire, il disait à haute voix : "Ne fuyez pas couardes et viles créatures, car c'est un seul chevalier qui vous attaque." Sur cela il se leva un peu de vent et les grandes ailes de ces moulins commencèrent à se mouvoir, ce que voyant don Quichotte, il dit: " Vous pourriez mouvoir pllus de bras que ceux du géant Briarée: vous allez me le payer " Et, disant cela, il se recommanda de tout son coeur a sa dame Dulcinée, lui demandant qu'elle le secourut en ce danger, puis, bien couvert de sa rondache, et la lance en l'arrêt, il accourut, au grand galop de Rossinante, donner dans le premier moulin qui était devant lui, et lui porta un coup de lance en l'aile : le vent la fit tourner avec une telle violence qu'elle mit la lance en pièces, emmenant apres soi le cheval et le chevalier, qui s'en furent rouler un bon espace parmi la plaine.

 

11/05/2009

L'amant

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"Un jour,j'étais âgée déjà, dans le hall d'un lieu public, un homme est venu vers moi. Il s'est fait connaître et il m'a dit : 'Je vous connais depuis toujours. Tout le monde dit que vous étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu vous dire que pour moi je vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune,j'aime moins votre visage de jeune femme que celui que vous avez maintenant, dévasté. Je crois que c'est le plus beau compliment qu'on puisse faire à une femme. Mon visage dévasté remonte pourtant à il y a longtemps, en Indochine."

Extrait de Marguerite Duras, L'Amant.

Pour en savoir plus sur cette grande dame de la littérature française, ce petit livre prix Goncourt 1984, ce petit vase d'où s'évadent des millions d'émotions, cliquez ici, vous accéderez à la présentation de l'ouvrage.

28/04/2009

Zazie dans le métro

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Dans un coin de la pièce, Marceline avait installé une sorte de cabinet de toilette. Une table, une cuvette, un broc, tout comme si ç'avait été une cambrousse reculée. Comme ça Zazie serait pas dépaysée. Mais Zazie était dépassée. Elle pratiquait le bidet fixe vissé dans le plancher et connaissait, pour en avoir usé, mainte autre merveille de l'art sanitaire. Ecœurée par ce primitivisme, elle s'humecta, se tamponna un peu d'eau ici et là plus un coup de peigne un seul dans les cheveux.

Elle regarda dans la cour : il ne s'y passait rien. Dans l'appartement de même, il y avait l'air de ne rien se passer. L'oreille plantée dans la porte, Zazie ne distinguait aucun bruit. Elle sortit silencieusement de sa chambre. Le salonsalamanger était oscur et muet. En marchant un pied juste devant l'autre comme quand on tire à celui qui commencera, en palpant le mur et les objets, c'est encore plus amusant en fermant les yeux, elle parvint à l'autre porte qu'elle ouvrit avec des précautions considérables. Cette autre pièce était également oscure et muette, quelqu'un y dormait paisiblement. Zazie referma, se mit en marche arrière, ce qui est toujours amusant, et au bout d'un temps extrêmement long, elle atteignit une troisième et autre porte qu'elle ouvrit avec de non moins grandes précautions que précédemment. Elle se trouva dans l'entrée qu'éclairait péniblement une fenêtre ornée de vitraux rouges et bleus. Encore une porte à ouvrir et Zazie découvre le but de son escursïon : les vécés.

Comme ils étaient à l'anglaise, Zazie reprend pied dans la civilisation pour y passer un bon quart d'heure. Elle trouve l'endroit non seulement utile mais gai. Il est tout propre, ripoliné. Le papier de soie se froisse joyeusement entre les doigts. A ce moment de la journée, il y a même un rayon de soleil : une buée lumineuse descend du vasistas. Zazie réfléchit longuement, elle se demande si elle va tirer la chasse d'eau ou non. Ça va sûrement jeter le désarroi. Elle hésite, se décide, tire, la cataracte coule, Zazie attend mais rien ne semble avoir bougé c'est la maison de la belle au bois dormant. Zazie se rassoit pour se raconter le conte en question en y intercalant des gros plans d'acteurs célèbres. Elle s'égare un peu dans la légende, mais, finalement, récupérant son esprit critique, elle finit par se déclarer que c'est drôlement con les contes de fées et décide de sortir.

De nouveau dans l'entrée, elle repère une autre porte qui vraisemblablement doit donner sur le palier. Zazie tourne la clef laissée par illusoire précaution dans l'entrée de la serrure, c'est bien ça, voilà Zazie sur le palier. Elle referme la porte derrière elle tout doucement, puis tout doucement elle descend. Au premier, elle fait une pause : rien ne bouge. La voilà au rez-de chaussée ; et voici le couloir, la porte de la rue est ouverte, un rectangle de lumière, voilà, Zazie y est, elle est dehors.

C'est une rue tranquille. Les autos y passent si rarement que l'on pourrait jouer à la marelle sur la chaussée. Il y a quelques magasins d'usage courant et de mine provinciale. Des personnes vont et viennent d'un pas raisonnable. Quand elles traversent, elles regardent d'abord à gauche ensuite à droite joignant le civisme à l'excès de prudence. Zazie n'est pas tout à fait déçue, elle sait qu'elle est bien à Paris, que Paris est un grand village et que tout Paris ne ressemble pas à cette rue. Seulement pour s'en rendre compte et en étre tout à fait sûre, il faut aller plus loin. Ce qu'elle commence à faire, d'un air dégagé.

Mais Turandot sort brusquement de son bistrot et, du bas des marches, il lui crie :

"Eh petite, où vas-tu comme ça ?"

Zazie ne lui répond pas, elle se contente d'allonger le pas. Turandot gravit les marches de son escalier :

"Eh petite", qu'il insiste et qu'il continue à crier.

Zazie du coup adopte le pas de gymnastique. Elle prend un virage à la corde. L'autre rue est nettement plus animée. Zazie maintenant court bon train. Personne n'a le temps ni le souci de la regarder. Mais Turandot galope lui aussi. Il fonce même. Il la rattrape, la prend par le bras et, sans mot dire, d'une poigne solide, lui fait faire demi-tour. Zazie n'hésite pas. Elle se met à hurler :

"Au secours ! Au secours !"

Ce cri ne manque pas d'attirer l'attention des ménagères et des citoyens présents. Ils abandonnent leurs occupations ou inoccupations personnelles pour s'intéresser à l'incident.

Après ce premier résultat assez satisfaisant, Zazie en remet :

"Je veux pas aller avec le meussieu, je le connais pas le meussieu, je veux pas aller avec le meussieu."

Exétéra .

 

 

                                                           Raymond Queneau, Zazie dans le métro.

Pour découvrir ou redécouvrir l'oeuvre de Raymond Queneau, cliquez ici.

 

17/03/2009

Bruges-la-Morte

BrugesMorte

Un écrivain belge à l’honneur cette semaine, l’un des plus grands auteurs-poètes d’Europe, George Rodenbach avec son roman Bruges-la-Morte, parangon sublime du symbolisme.

Bonne lecture.

Pour lire la présentation de l'ouvrage, cliquez ici.

 

Le jour déclinait, assombrissant

les corridors de la grande demeure

silencieuse, mettant des écrans de crêpe

aux vitres.

Hugues Viane se disposa à sortir,

comme il en avait l’habitude quotidienne

à la fin des après-midi. Inoccupé, solitaire,

il passait toute la journée dans sa chambre,

une vaste pièce au premier étage,

dont les fenêtres donnaient sur le quai du Rosaire,

au long duquel s’alignait sa maison, mirée

dans l’eau.

Il lisait un peu : des revues, de vieux livres;

fumait beaucoup; rêvassait à la

croisée ouverte par les temps gris, perdu

dans ses souvenirs.

Voilà cinq ans qu’il vivait ainsi, depuis

qu’il était venu se fixer à Bruges, au

lendemain de la mort de sa femme. Cinq

ans déjà ! Et il se répétait à lui-même :

« Veuf! Être veuf! Je suis le veuf! » Mot

irrémédiable et bref! d’une seule syllabe,

sans écho. Mot impair et qui désigne bien

l’être dépareillé.

Pour lui, la séparation avait été terrible :

il avait connu l’amour dans le luxe, les loisirs,

le voyage, les pays neufs renouvelant

l’idylle. Non seulement le délice paisible

d’une vie conjugale exemplaire, mais la   

passion intacte, la fièvre continuée,

le baiser à peine assagi, l’accord des âmes,

distantes et jointes pourtant, comme les

quais parallèles d’un canal qui mêle leurs

deux reflets.

Dix années de ce bonheur, à peine

senties, tant elles avaient passé vite!

Puis, la jeune femme était morte,

au seuil de la trentaine, seulement alitée

quelques semaines, vite étendue sur ce lit

du dernier jour, où il la revoyait à jamais :

fanée et blanche comme la cire l’éclairant,

celle qu’il avait adorée si belle avec son

teint de fleur, ses yeux de prunelle dilatée

et noire dans de la nacre, dont l’obscurité

contrastait avec ses cheveux, d’un jaune

d’ambre, des cheveux qui, déployés, lui

couvraient tout le dos, longs et ondulés.

Les Vierges des Primitifs ont des toisons

pareilles, qui descendent en frissons

calmes.

George Rodenbach, Bruges-la-Morte, Chap I, les premières lignes.

11/02/2009

Hugh Laurie, Tout est sous contrôle

Tout est sous contrôle

Prenez ce livre dans un magasin et lisez la quatrième de couverture. On a rarement vu une telle campagne de pub. Les superlatifs s’enchainent avec les références, on se demande bien pourquoi, à une série TV qui n’a rien à voir avec l’ouvrage.

Goncourt, Nobel et Pulitzer n’ont jamais eu droit à un tapis aussi rouge pour faire grimper leurs ventes.  Personnellement, ça m’a presque donné la nausée et n’eusse été ma bonne étoile qui planait non loin ce jour là je n’aurais jamais, jamais acheté cette chose.

Pourtant, je l’ai fait. Et il faut vous confesser que c’était seulement pour en faire une critique salée sur Si j’ose écrire lorsque je l’aurais lu.

J’aurais mieux fait de le laisser dans son rayon ce livre. Aujourd’hui, je suis obligé de m’excuser pour mes mauvaises intentions. Pire encore, je me sens obliger de superlativer tous les adjectifs que je place autour du titre de ce thriller.

Tout est sous contrôle, un ouvrage génial alternant suspens et verve sarcastique. Tout est sous contrôle ou l’histoire d’un ancien militaire dont la vie pourrie, solitaire, paumée n’est rien en comparaison de l’enfer qui l’attend.

 

 

Pour une présentation complète de Tout est sous contrôle, cliquez ici.

12/12/2008

Syngué Sabour

syngué sabour


Syngué sabour : n.f. (du perse syngue 'pierre', et sabour 'patience'). Pierre de patience. Dans la mythologie perse, il s'agit d'une pierre magique que l'on pose devant soi pour déverser sur elle ses malheurs, ses souffrances, ses douleurs, ses misères... On lui confie tout ce que l'on n'ose pas révéler aux autres... Et la pierre écoute, absorbe comme une éponge tous les mots, tous les secrets jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate... Et ce jour-là, on est délivré.

 

Syngué Sabour, l’histoire d’une femme, d’une vie en Afghanistan ou ailleurs, un conte pour un monde meilleur dans une ambiance feutrée de témoignages et de tableaux.

Un superbe ouvrage ou comment faire un Goncourt avec quelques mots, comment créer un chef-d’œuvre immortel.

 

Présentation Complète du livre, cliquez ici.

02/12/2008

La Bête Humaine

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La terreur des cours de récré. Emile Zola, La bête humaine.

Tout mais pas lui disent-ils. Ignorants! Ils ne savent pas ce qui se cache là-dessous. Des heures de lecture peut-être, mais des heures enthousiastes, passionnantes. C’est l’aventure terrible d’hommes et de femmes tels que vous et moi qui vivent et qui luttent contre leurs instincts de meurtres, leur envie d’éliminer tout soucis de manière radicale ou tout simplement de se faire plaisir, de s’octroyer du pouvoir. La vie, la mort, la justice, et toujours ces trains qui passent…

L’homme est-il une bête ou la bête un homme ?  C’est à Zola qu’il faut le demander.

 

Pour la présentation complète de l’ouvrage, passez par ici.

23/11/2008

La Traversée du Mozambique par temps calme

mozambique

Surprise à chaque instant, c'est la première chose à dire de ce livre.

Pastiche du roman d'aventures et de voyages, vous allez plonger dans l'histoire folle d'un vieil archéologue et de ses complices en quête au XXIè siècle de la cité légendaire de Païtiti, au coeur de la jungle Péruvienne.

Drole, surprenant, intriguant, ce livre est une petite perle dans la rentrée littéraire 2008. Gagnant du prix Mac Orlan, j'espère que vous lui ferez bon accueil.

Pour la présentation complète, passez par ici!

Patrice Pluyette, La Traversée du Mozambique par Temps calme, éd Seuil.

Bonne lecture.

19/11/2008

1984

19 84


1984, au temps où je vous parle, c'est du passé. Au temps où George Orwell écrit c'est le futur. Et le futur qu'il décrit est un monde bien inquiétant. Il est parfait. Tout le monde y est heureux. Tout le monde vit en harmonie au sein d'une même communauté. Les guerres elles-mêmes ont changé. Elles existent toujours bien sûr ; quand on est dirigeant on a toujours besoin d'un ennemi à l'extérieur de l'Etat sur qui concentrer les têtes félées ou le mécontentement si les récoltes ne donnent pas autant que les autres années. Donc, les guerres existent toujours mais elles ont changé. Les chefs sont de mèches. Ils se font la guerre seulement pour réguler leur population et plus pour se conquérir- quelle idée barbare ce serait!

En 1984, le monde est parfait, vous êtes en sécurité, votre gouvernement est fort, vous n'avez pas de soucis.

Vous avez atteint le meilleur des mondes possibles, il a juste fallu que vous renonciez à votre liberté, un détail, une broutille.

1984, L'Oeuvre culte de George Orwell, le roman qui a terrorisé plusieurs générations, le seul livre qui peut vous rendre votre esprit critique, l'ouvrage d'un des plus grands maitres du roman d'anticipation.

Vous voulez en savoir plus? Rendez-vous sur Scène de Crime: Culture pour une présentation complète. 

Bonne lecture

Ecrivain89- Quentin

08/08/2008

Les Contes de Canterbury

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Jamais on avait autant multiplié les antagonismes.

Une oeuvre vieille de plus de six ans qui parait incroyablement moderne.

Un recueil de nouvelles qui se construit comme un roman.

Un texte en prose qui s'accorde avec des vers et des rimes.

Des aventures franchement salaces qui s'insèrent entre de pieux récits.

Un humour et une provocation incroyable qui s'accorde avec réflexion et méditation.

S'il ne s'agissait de la Comédie humaine de Chaucer, les Contes de Canterbury, une oeuvre mondialement célèbre et très importante pour nos voisins outre Manche, on pourrait se poser des questions.

Lecteurs, vous cherchez un "vrai" livre ou se mêlent pouvoir, argent, "fidélité", amour, sexe, hypocrisie, science, religion et humour, vous allez être servi.

La présentation complète de l'ouvrage.

28/07/2008

Toine Culot, Obèse Ardennais

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Hommage au passé, hommage à un grand écrivain belge avec les aventures de Toine Culot.

Des livres qui sentent bon les vieilles maisons en pierres de nos campagnes, la chaleur des champs et le bruit de nos forêts.

Des livres qui rappellent la bonne humeur, la joie de vivre, le rire et la simplicité dans un monde qui va toujours de plus en plus vite et qui ne prend même plus le temps d'écouter les oiseaux chanter.

Des livres pour réentendre parler le wallon et réapprendre ce qui est vraiment important.

Des livres comme un gros potage de grand-mère, comme un bain de jouvence après une journée de travail.

Toine Culot, Obèse ardennais par Arthur Masson, la présentation complète de l'ouvrage.

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La Peste

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Il est l'un des plus grands écrivains français et le seul qui puisse faire du monstre noir, la peste, le personnage principal d'un livre ébblouissant, passionnant et effroyable.

Un ouvrage construit sur le thème d'une ville ravagée par la maladie, coupée du monde qui vous emmène entre peur, colère, effroi et tension jusqu'au petit matin sans vous laisser une seconde de repis.

Un livre qui se fait l'icone d'une plume légendaire.

Un livre dont voici la présentation complète.

24/05/2008

L'Homme qui tombe

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Il était là sans y être. Sur le pas de la porte, une malette à la main, des éclats de verre dans les cheveux. Il était vivant mais pas indemne. Il était un rescapé de la chute des Twins et ça vie venait de changer à jamais.

Un livre choc qui était sans doute dangereux à écrire même sept ans après les attentats et qui pourtant sous la plume de Don DeLillo se révèle être un excellent livre, un miroir de la chute des colosses et de cette vie dans "l'après 11 septembre" où rien n'a changé et où tout a pourtant été remis en question.

La colère, la peur, le doute, la mort, Dieu, l'Amérique et "Les Autres", l'auteur d'outre Atlantique replonge dans les effets de la catastrophes. Un condensé de scènes marquantes, blessantes, symboliques dans ce pays en proie au doute.

La présentation complète en lien photo.

Bonne lecture

Jonathan Strange and Mr Norrell

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Deux magiciens doivent apparaître en Angleterre.

Le premier me craindra ;

Le deuxième brûlera de m’apercevoir.

 

C'est un véritable phénomène qui est né outre Manche sous la plume de Susanna Clark qui conjugue à merveille l'imagination de Tolkien et la verve et le style de la grande écrivaine, critique de la société anglaise, Jane Austen. Mélange de fantastique, de romantique, de féérie et d'aventure, ce bouquin nous plonge dans le début des années 1800 en plein dans les guerres napoléoniennes. En Angleterre, la bataille piétine face à un ennemis farouche et bigrement intelligent. Pourtant, dans ce ciel ténébreux, une éclaircie semble se profiler sous les traits de deux hommes. Jonathan Strange et Mr Norrell sont les premiers magiciens praticiens anglais depuis trois ans. Puissent-ils mettre de côté leurs différences pour battre l'ogre français.

 

La présentation complète du livre en lien photo

08/03/2008

La Route

la route


C'est un succès bien mérité pour Cormac MacCarthy et son livre La Route, grand gagnant du prestigieux prix Pulitzer dans la catégorie fiction.

Simple, épuré, concis, ce livre raconte l'histoire d'un homme et de son fils au lendemain d'une catastrophe planétaire. La plupart des plantes, animaux, humains ont disparus ne laissant à l'aube d'une ère glaciaire que quelques rares survivants. Défaite des codes et des moeurs, la société s'est effondrée et la barbarie, la lois du plus fort fait son grand retour.

Dans une lutte incessante pour la survie le père et le fils doivent impérativement avancer, se cacher, rester sur le qui-vive. Ainsi, chaque pas en avant est une nouvelle mort tandis que rebrousser chemin est déjà impossible.

Loin des clichés de la sciences fictions et des scénarios catastrophe classique  McCarthy signe avec son livre apocalypse La Route, un des plus grands succès de ces dernières années.

Bonne lecture!

Pour la critique complète rendez vous sur la photo.

26/02/2008

Un puits dans les étoiles

puits dans les étoiles


Le Grand Vaisseau, aussi vaste que Jupiter, a longtemps voyagé autour de notre galaxie, en abritant dans ses flancs immenses des milliards d'êtres vivants de toutes origines qui vivaient sous la responsabilité de capitaines quasi immortels.

Mais cette époque est finie, après une révolte d'une partie des passagers, l'immense paquebot a changé de direction. Il fonce maintenant vers une gigantesque région de l'espace où la lumière ne brille jamais, l'Encrier, aussi sombre que de l'encre.

Pendant que les capitaines s'efforcent de réparer la carapce, le vaisseau s'enfonce peu à peu dans les ténèbres. Là, dans le vide, se cache la plus grande menace que les passagers aient jamais connue, car la vie peut prendre des formes bien mystérieuse.

Bon rendez-vous avec Robert Reed, un des grands auteurs de science fiction américains!

La critique complète en lien photo.

15/02/2008

L'empire des Anges

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Bernard Werber semble être partout à la fois ces derniers temps. Théâtres, cinéma, littérature, il enchaine les succès méritant donc bien un petit monopole sur ce site.

Suite des Thanatonautes, l'Empire des Anges est une étape essentielle avant de s'attaquer au consistant cycle des dieux.

Encore une fois, Werber part analyser notre société en la plaçant cette fois du point de vue des anges, des êtres de conscience supérieure censés nous aider et nous guider pour évoluer.

Mais, si la philosophie et le questionnement constituent un objectif du récit ce sera mal récompenser l'auteur de le résumer à un petit philosophe. Werber est avant tout un artiste brillant créateur de récits et d'aventures incroyables et ne lésinant pas sur les rébondissements et les effets spéciaux.

Fans de rêve, de magie, d'aventures et d'idées, bonne lecture!

Critique complète en lien photo

12/02/2008

Le Prestige

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Aujourd'hui, je vous ai trouvé un livre un petit peu particulier, mélange savant de réalisme, science-fiction et de fantastique. Il s'agit du splendide "Le Prestige" de Christopher Priest.

Cette fois-ci, laissez-vous entrainez dans le Londres de la fin du XIXè siècle, une capitale industrielle grouillante de monde et d'activiter. Dans le dédale des rues, à travers des tavernes miteuses jusque dans les plus belle salles de spectacle suivez le parcours des deux plus grands illusionnistes de leur époque Alfred Borden et Robert Angier. Suivez leur course à la gloire, voyez le combat qu'ils se livrent et tremblez devant leur détermination, la haine qui les lie. Bientôt. Bientôt, vous comprendrez jusqu'où ils sont prêts à aller, ce qu'ils sont prêts à sacrifier, quelles limites ils sont prêts à franchir...

Un livre éblouissant tant sur la qualité de l'histoire que par la plume magique de l'auteur!

Bonne lecture.

Critique complète du livre en lien photo

03/02/2008

Les thanatonautes

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Depuis Les Fourmis, il s'est imposé clairement comme un des auteurs français les plus en vogue mais aussi les plus exportés à l'étranger. Bernard Werber sortait il y a peu son dernier livre Le Mystère des Dieux (qui ne devrait pas tarder à attérir sur ce site) clôturant ainsi son cycle de l'évolution où il avait chercher à savoir ce qui existait après l'homme.

Début de ses pérégrinations philosophiques et première aventure de son célèbre héros, Michael Pinson, les Thanatonautes est un roman bijou pour tout ceux qui cherchent un peu plus qu'un rêve dans un roman, pour tous ceux qui se posent des questions, réfléchissent et aiment le débat d'idées.

D'ores et déjà bonne lecture et rendez-vous sur le lien photo pour la critique complète.

Bernard Werber, Les Thanatonautes, éd Albin Michel

30/01/2008

Into the Wild

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A l'heure où Sean Penn illumine les salles obscures de son Into the Wild, pourquoi ne pas se replonger dans le livre du même nom qui plus qu'un récit d'aventure est une allumette qui servira à allumer un feu d'évasion et de rêve dans notre imaginaire mais qui nous replongera aussi dans la vie tragique et superbe de ce garçon qui un jour à réussi à se liberer des chaines de la société pour vivre son rêve. Voici, un bouquin absolument fascinant qui mérite d'être dévoré à pleines dents.

Pour la critique cliquez sur la photo.

Bonne lecture.

Jon Krakauer, Into the Wild (Voyage au bout de la solitude), éd Presse de la Cité

27/01/2008

Le Glacier

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Cette mer blanche m'entourait de partout. La nuit était tombée, la lune brillait de mille feux dans le ciel et sur la glace. Je marchais depuis des heures, seul. Je perdais peu à peu toutes notions de la société. Je ne savais plus depuis combien de temps j'étais parti, j'oubliais de me repérer, j'oubliais le monde. Il ne restait plus que moi et cette nature, si sauvage, si forte que je me sentais submergé, emporté par elle. C'est dans ces moments où je me mis à réflechir sur ma vie. Je changeais en quelques instants et je savais que désormais je serais prisonnier de ce paysage infini.

Composition personnelle, petit texte entre amis pour vous introduire notre nouvelle vedette, Marc Laberge et son livre Le Glacier.

Petit plaisir, rapide et agréable à lire, récit basé sur l'histoire vraie du naturaliste John Muir, laissons ce voyageur-photographe-conteur-aventurier nous emmener dans "ses Montagnes" avant de nous attaquer au désormais célèbre Into the Wild de Jon Krakauer (Voyage au bout de la solitude).

Critique du livre en lien photo.

Bonne lecture!

20/01/2008

Le meilleur des mondes.

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Je vous propose de vous replonger dans l'univers futuriste d'un des pères du roman d'anticipation, Aldous Huxley.

Clonage, manipulations prénatales, gouvernement mondial unique manipulant le peuple pour son bien, formatage des consciences et des caractères pour ne citer que les principaux ingrédients.

Traitant des rapports entre les hommes, de la politiques et des sciences dans le futur, ce roman gagne en années sans perdre de son actualité.

Critique du livre en lien photo.

Bonne lecture.

11/01/2008

La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil

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Le titre de ce livre peut vous sembler à ralonge, biscornu, bizarre, atrocement long... Toujours est-il que son auteur est une référence dans la littérature française! Pour ne citer que ses deux là, on lui doit Piège pour Cendrillon qui fut un gros best seller mais aussi Un long diamnche de fiançaille, le livre qui inspira le film du même nom.

Je vous laisse découvrir la critique de ce thriller psychologique accessible en lien photo.

Bonne lecture!

Sébastien Japrisot, La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil

03/01/2008

L'auberge rouge

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Un même titre pour deux histoires différentes. Laquelle, je préfère? Aucune. Elles sont toutes les deux d'une excellente mouture, aussi agréables à voir qu'à regarder. Et puis comment chosir entre une nouvelle racontée sur un ton sérieux mais entrainant par Mr de Balzac et un film axé sur l'humour macabre porté en scène par trois brillants acteurs?

Critique du livre, critique du film, comme d'habitude en lien photo.

Bonne lecture, bon film!

28/12/2007

La Mécanique du Coeur

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Deuxième roman pour Mathias Malzieu et réussite impeccable dans ce conte pour grands enfants bercé d'une ambiance entre gris clair et gris foncé. De quoi se dire qu'on a peut-être trouver un Tim Burton dans le roman francophone.

Laissez-vous entrainer par cette imagination débordante qui nous plonge dans la vie d'un garçon qui s'est vu greffer une horloge pour remplacer un coeur défaillant.

Comme toujours, je vous ai concocté la critique accessible en lien photo.

Bonne lecture!

22/12/2007

A la Croisée des Mondes

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Chose promise, chose due alors que La Boussole d'Or berce les salles obscures voici venue la critique des excellents mais surtout fantastiques livres  dont est tiré le film.

Critique des livres en lien photo.

A la Croisée des Mondes:

Tome 1 : Les Royaumes du Nord

Tome 2: La tour des Anges

Tome 3 : Le Miroir d'Ambre

C'est signé Philip Pullman aux éditions Gallimard

20/12/2007

Alice au pays des merveilles

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Retrouvez la magie d'un des plus beaux contes pour grands et petits enfants à travers ces deux extraits de l'oeuvre de Lewis Carroll.

Le premier est le début de l'histoire où Alice suit le lapin dans son terrier.

Le second rapporte la rencontre incroyable du chapelier fou et du lièvre de Mars.

Bonne lecture!

Peut-être serez-vous tenté d'en lire plus...

14/12/2007

La Rêveuse d'Ostende

9782226181077

A la recherche d'un cadeau pour  Noël? Pourquoi pas le dernier livre d'Eric Emmanuel Schmidt, La Rêveuse d'Ostende?

Un recueil de cinq nouvelles : la Reveuse d'Ostende, Crime Parfait, Mauvaises Lectures, La dame au bouquet et La Guérison.

De quoi se faire plaisir en compagnie d'un talent qui ne se dément pas!

La critique du livre en lien photo.

Bonne lecture!!!